déc
30

Casablanca à l’heure du 111ème derby : WAC-Raja pour un spectacle haut en couleur

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Casablanca à l’heure du 111ème derby : WAC-Raja pour un spectacle haut en couleur
Le Complexe sportif Mohammed V à Casablanca sera ce samedi à partir de 14h30 le théâtre du 111ème derby entre le Wydad et le Raja. Une explication au sommet entre deux protagonistes qui tiennent à boucler l’année 2011 en beauté.
Pour ce choc comptant pour la quatorzième journée du championnat national Elite 1 de football, les préparatifs vont bon train depuis lundi dernier, jour de l’ouverture de vente de billets avec la mise à la disposition du public de pas moins de trente points de vente éparpillés sur toute la métropole.
Pour ce derby, l’on s’attend comme à l’accoutumée à une forte présence des spectateurs qui ne manqueront certainement pas de donner de la voix, de monter de jolis fresques sur les gradins et de faire la fête. Car après tout, ce n’est qu’un match de football. C’est l’esprit fair-play et l’ambiance bon enfant qui doivent prévaloir et les fous des stades n’ont qu’à bien se tenir afin que cette explication soit couronnée d’un succès sur tous les plans.
A commencer par celui sportif. A ce propos, cette rencontre intervient à un moment où le WAC doute et le Raja se veut plus ou moins confiant. Sauf que cette donne ne peut en aucun cas influencer outre mesure sur l’état d’esprit des joueurs, animés par une vive volonté de remporter cette partie. Les Rouges, qui ont regagné hier Bouskoura pour se mettre au vert, devront récupérer en principe le gardien de but, Nadir Lamyaghri, et l’attaquant Mohcine Iajour, mais ils devront faire sans Ayoub Skouma et Fabrice Ondama, sanctionnés par le club. Deux absences qui ne perturbent pas pour autant le coach Michel Decastel qui a d’autres cartes à faire valoir avec comme objectif la victoire. Le technicien helvète n’a pas le choix, surtout qu’il joue son avenir avec le club. Il a jusqu’à la fin de la phase aller pour remettre l’équipe sur la bonne voie et ça commence par ce choc nullement gagné d’avance.
Le Raja, bien entendu, n’a que faire des misères de son adversaire du jour. Les Verts, privés des services de Hassan Tir blessé, ont pu retrouver leur élan salvateur et tiennent à prolonger cette cadence. Ça ne sera pas une simple sinécure pour les Rajaouis qui ont opté pour El Jadida en vue de préparer ce choc loin de toute pression et dans de parfaites conditions.
Qui du WAC, cinquième du classement mais avec un match en moins contre le MAS prévu mercredi prochain, ou du Raja, deuxième, aura le dernier mot ? Difficile de faire un pronostic, tant que ça se jouera sur de petits détails. Pourvu que les partenaires du néo-rajaoui Abdelhak Aït Laärif et les coéquipiers de Saïd Fettah qui a regagné, lui, le camp wydadi sortent le grand jeu, un football de bonne facture digne du standing de ces deux formations bien parties pour lorgner le titre.
Par ailleurs, cette quatorzième manche vaudra également par d’autres chocs, comme la rencontre qui mettra aux prises, samedi, le CODM et le FUS, champion d’automne. En attendant le verdict de la commission de discipline suite aux incidents ayant émaillé le match CODM-MAS, cette partie devrait se dérouler au stade d’honneur à Meknès et ça sera un véritable test pour les supporters zélés de bien se comporter dans l’espoir que le club meknassi ne puisse pas écoper d’une lourde sanction. Ce qui n’est pas évident.
Le troisième match prévu samedi opposera au stade El Abdi à El Jadida le DHJ au HUSA. Les Doukkalis qui restent sur une défaite concédée à Al Hoceima auront à cœur de rectifier le tir devant une équipe soussie, auréolée par un succès aux dépens du Wydad.
Pour ce qui est des rencontres dominicales, le match au sommet sera sans aucun doute celui qui opposera le MAS à l’AS.FAR.  Les Fassis auront certainement fort à faire devant les protégés de Fathi Jamal qui voudraient confirmer que leur succès face à une infortunée équipe du KAC n’est pas dû au hasard. Ça promet du spectacle, à l’instar du match entre le MAT et l’IZK. Sur le papier, les Tétouanais partent favoris, mais la réalité du terrain peut s’avérer tout autre.
L’OCK, vainqueur à Khémisset lors de la précédente journée, visera la confirmation à domicile en accueillant le WAF, un adversaire dans ses cordes. Ce qui ne sera pas le cas pour la JSM, qui alterne le bon et le moins bon, face à un Olympique de Safi, certes, bon dernier,  mais capable de jouer le vilain tour du côté du Complexe Mohamed Laghdaf à Laâyoune.
Enfin, le KAC, secoué par une grave crise et qui risque de s’amplifier davantage (une assemblée extraordinaire est prévue dans les prochains jours), donnera la réplique à une équipe du CRA, bien peinarde dans son troisième poste.

El Hilali au Wydad

Bakr El Hilali a rejoint l’effectif du WAC. Le Wydad et l’Olympique de Khouribga sont parvenus, la nuit de mercredi, à un accord définitif pour le transfert du polyvalent joueur Khouribgui de 24 ans qui devait signer jeudi pour le Wydad un contrat de 3 saisons et demi, rapporte le site wydadnews.com
Le montant du transfert s’élève à environ 1,1 million de dirhams, ajoute la même source.
Bakr El Hilali est la deuxième recrue du WAC lors de ce mercato d’hiver. Le premier à avoir signé a été le milieu de terrain ivoirien Bakary Koné, ex-sociétaire de l’ASEC.

Télé foot

Samedi :
14h30 : WAC-RCA au complexe Mohammed V à Casablanca sur Al Oula et Arryadia.
17h00 : CODM-FUS au stade d’honneur à Meknès sur Arryadia.
19h00 : DHJ-HUSA au stade El Abdi à El Jadida sur Arryadia.
Dimanche :
13h00 : MAT-IZK au stade Saniet Rmel à Tétouan sur Arryadia.
14h00 : MAS-FAR au complexe sportif de Fès sur 2M.
15h00 : KAC-CRA au stade municipal à Kénitra sur Arryadia.
15h00 : JSM-OCS au complexe Laghdaf à Laâyoune sur Arryadia TNT.
18h00 : OCK-WAF au complexe OCP à Khouribga sur Arryadia


Catégories : Sport
déc
30

Brésil: des détenus construisent les stades du Mondial… et leur avenir

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Brésil: des détenus construisent les stades du Mondial... et leur avenir
"Ma vie a repris son cours", affirme, la tête haute, Thiago Elias Ferreira, un des prisonniers qui travaillent à la rénovation du stade de Belo Horizonte (sud-est) en vue du Mondial 2014 de football.
Le visage buriné par le soleil, Thiago, un ancien narcotrafiquant de 26 ans, a intégré un programme de réinsertion de prisonniers. Responsable des outils sur le chantier, il voit dans son travail "une chance unique", a-t-il confié à l'AFP.
Le jeune homme est l'un des 16 détenus d'une prison de Belo Horizonte, la capitale de l'Etat du Minas Gerais, qui travaillent sur ce chantier, au côté de 1.500 ouvriers pour achever, d'ici à la fin 2012, la reconstruction du stade du Mineirao qui accueillera des matches de la Coupe des Confédérations en 2013 et de la Coupe du monde en 2014.
Pour trois jours de travail, chaque prisonnier bénéficie d'une remise de peine d'un jour.
"Pour nous qui sommes en (régime) semi-ouvert, c'est une grande opportunité que nous devons saisir et prolonger le reste de notre vie. Parce que si nous continuons dans le crime, il n'y a que deux issues: la chaise roulante ou reposer six pieds sous terre", selon Thiago.
Après deux ans et cinq mois de prison, le jeune homme est impatient de retrouver la liberté en février et de continuer à travailler au Mineirao où il est payé 600 reais par mois (250 euros), un peu plus que le salaire minimum, grâce auxquels il fait vivre sa mère, sa femme et son fils d'un mois.
"J'espère montrer (à mon fils) ce par quoi je suis passé pour qu'il ne refasse pas les mêmes bêtises et lui donner tout ce que je n'ai pas eu dans ma vie", explique Thiago en montrant fièrement les photos de son bébé sur son téléphone portable. "Si Dieu le veut, je vais réussir dans la vie", ajoute-t-il.
A 11H00, les ouvriers abandonnent la boue et les décombres du Mineirao et laissent leurs outils dans l'entrepôt géré par Thiago qui se transforme en cantine.
Là, tous les jours, ils sont attendus par Francisco das Chagas Queiroz, plus connu entre eux comme "Chiquinho", un vétéran chargé de l'organisation des services.
Francisco, 52 ans, qui a déjà passé 17 ans en prison pour avoir attaqué une banque, est l'un des "employés du mois", choisi pour son efficacité et son dévouement au travail.
La reconnaissance de ses superviseurs "est un très grand honneur", dit-il d'une voix douce.
"Il est clair que je suis venu ici pour faire une différence. Et grâce à Dieu, j'ai réussi et on apprécie mon travail. J'ai été promu après 12 jours pour aider à coordonner les choses", a-t-il dit. "Travailler à la reconstruction (du stade) est un honneur. Etre mis en valeur dans une grande entreprise est quelque chose de réconfortant", souligne Francisco qui espère continuer à y travailler à sa sortie de prison en janvier. Il ne se repent pas de ses crimes: "Je suis ce que je suis à cause des difficultés que j'ai traversées", dit-il. Cet ancien commerçant a un quotidien harassant qui commence à 05H00 du matin au stade, se poursuit à 18H00 à l'Ecole d'infirmerie et se termine vers 23H30 quand il regagne sa cellule. Se penchant sur son passé, il raconte qu'il a commencé à voler dans les années 1980 quand il luttait contre la dictature militaire (1964-1985). Il affirme avoir connu, vers 1977-78, l'ancienne guerillera et actuelle présidente du Brésil Dilma Rousseff. Elle "était terrible, dans le bon sens", assure-t-il. "Elle risquait sa vie pour la cause des autres", dit-il, admiratif.

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déc
30

La Chambre des députés élit les membres de son bureau : Première vraie fausse polémique pour Ghellab

Posted by Narjis Rerhaye Comments (0)
La Chambre des députés élit les membres de son bureau : Première vraie fausse polémique pour Ghellab
Baptême de feu pour Karim Ghellab qui a présidé, mercredi 28 décembre, sa toute première séance sous la Coupole. Dans ses nouveaux  habits de président de la Chambre des députés, l’Istiqlalien s’est essayé à l’exercice de l’élection des membres du bureau de la chambre basse. Il s’est aussi et surtout essayé à l’exercice des points d’ordre, répliques et contre-répliques. L’ancien ministre de l’Equipement et des Transports, habitué des grands chantiers, n’a visiblement pas l’habitude des joutes oratoires au fond forcément politicien. La technocratie même encartée, dit-on, a l’esprit cartésien.
A 15h45, un quart d’heure  après l’horaire prévu, Ghellab fait son entrée et s’installe sur le perchoir. Les bancs des ministres sont désespérément vides. Ceux démissionnaires parce qu’élus députés, eux, ont trouvé place auprès de leurs pairs. Ce mercredi, et contrairement à la séance qui avait vu l’élection du candidat de la majorité à la présidence de la Chambre des représentants, le chef de gouvernement désigné s’est fait porter pâle.
En prélude à l’élection des membres du jour –l’ordre du jour de la séance- il  annonce la liste des 8 groupes parlementaires ainsi que les noms de leurs présidents.
Premier point d’ordre et la polémique fut. Depuis les travées de l’opposition, un député du Parti authenticité et modernité bondit pour protester contre la formation d’un groupe parlementaire constitué de trois partis politiques. «C’est une violation de la Constitution qui interdit le nomadisme», s’époumone-t-il. Cet élu de la Nation fait  référence au PPS et ses 18 députés et qui, pour constituer un groupe parlementaire (le minimum requis est de 20 parlementaires), a appelé en renfort deux députés, l’un du Front des forces démocratiques et l’autre du Parti de la liberté et de la justice.Réaction immédiate du  président du groupe parlementaire du parti visé, le PPS : « Il ne s’agit pas de nomadisme ici. Rien n’interdit à trois partis politiques de former un groupe commun tout en gardant leur propre étiquette partisane. Les trois secrétaires généraux des trois partis en question ont d’ailleurs une charte dans ce sens et ont écrit une lettre au président de la Chambre des représentants. De plus, rien n’empêche ceux qui trouvent à y redire de saisir le Conseil constitutionnel. Quant au nomadisme, on en connaît les champions ici », réplique Rachid Roukbane, tête de liste des jeunes du PPS.
De l’autre côté de l’hémicycle, une voix s’élève. L’un des quatre députés du Parti travailliste de Benatik profite de la brèche ouverte pour s’engouffrer dans la polémique et crier à la trahison : « Notre groupe n’a pas été cité ! » s’indigne-t-il. La non rationalisation du champ politique a encore de beaux jours devant elle…
Les islamistes au secours des anciens communistes
Dans la tourmente d’une vraie fausse polémique aux accents stériles, le  PPS n’est pas seul dans l’arène. Image (rare) d’une majorité solidaire, le président du groupe des députés islamistes, Abdelaziz Omari, vole au secours des anciens communistes. «Il faut différer un tel débat et attendre l’adoption d’un nouveau règlement intérieur».
Le président du groupe parlementaire du PAM ne l’entend pas du tout de cette oreille. Abdellatif Ouahbi, en bon avocat, a l’habitude des sorties fracassantes. Le député est dans l’opposition et il entend le faire savoir, bruyamment. «A chaque fois qu’il y a un problème et matière à débat, on nous rétorque qu’il faut aller devant le Conseil constitutionnel. Dans ce cas, fermons le Parlement et allons en demander la clé au Conseil constitutionnel», s’écrie-t-il. Puis il évoque le fléau du nomadisme. Mal lui en prit. Il est immédiatement hué par les députés istiqlaliens. Le président Ghellab est visiblement débordé. Il tente de remettre de l’ordre pour que sa première séance ne se transforme pas en un  remake du «Titanic».
Depuis les travées de l’opposition, l’Union socialiste des forces populaires tend une perche salutaire. «Ce problème a été tranché ce matin lors de la conférence des présidents. Et un consensus a été adopté sur la question. Nous étions tous d’accord que ce Parlement ne partait pas de zéro et que nous allions également nous appuyer sur ce qui se faisait avant », déclare  Abdelhadi Khairate en faisant allusion au nombre minimal de députés pour former un groupe parlementaire ainsi que le regroupement de partis pour en former un. Une perche tendue au PPS, l’allié de gauche, que Karim Ghellab s’empresse de saisir pour relancer SA séance. Il récapitule, argumente, rappelle que ce point  avait été tranché quelques heures plus tôt. « La liste des 8 groupes parlementaires va être publiée dans le Bulletin officiel et sur le site électronique de la Chambre des représentants », conclut-il. A 16h25, il peut enfin annoncer le début du vote des 13 membres du bureau de la Chambre basse qui figurent dans une liste bloquée et qui ont été choisis conformément au principe de la représentativité proportionnelle des partis qu’ils représentent. Sans surprise, il sera flanqué d’un premier et d’un deuxième vice-président de la majorité,  issus du PJD et de l’Istiqlal. L’Usfpéiste Abdelali Doumou est 5ème vice-président et, enfin,  trois femmes font leur entrée au bureau.

Catégories : Actualité
déc
30

Mohamed Nadif remporte le Prix de la meilleure réalisation prometteuse

Posted by Mustapha Elouizi Comments (0)
Mohamed Nadif remporte le Prix de la meilleure réalisation prometteuse
C’est parti pour le réalisateur Mohamed Nadif pour une carrière de réalisateur. Son premier long-métrage «Andalousie, mon amour !» s’est déjà vu attribuer récemment, à Oran en Algérie, le premier Prix de la meilleure réalisation prometteuse, dans le cadre de la 5ème édition du Festival arabe. Pour une première réalisation, cela ressemble plutôt à un exploit, d’autant plus que Nadif caresse beaucoup d’idées à transformer prochainement en films. Connu par le public comme comédien, Nadif qui est l’un des jeunes comédiens du théâtre et son monde imaginaire riche et varié s’est lancé dans l’aventure de la réalisation cinématographique. De l’avis des comédiens qui ont travaillé avec lui, il n’a rien à envier aux réalisateurs de carrière, puisqu’il a l’art du coaching et de la direction des acteurs. «J’avais longtemps travaillé avec l’auteur du scénario original Omar Saghi avant le passage au shooting», confie-t-il, comme pour dire qu’il avait pris toutes les précautions.
Il s’agit d’une comédie qui traite du problème de l’immigration clandestine, mais d’une manière singulière. Il s’agit de faire un film à la fois grave et cocasse proche de la comédie à l’italienne. Le film raconte l’histoire de deux jeunes étudiants de Casablanca, Saïd et Amine, qui rêvent d’émigrer en Europe. Ils se retrouvent dans un petit village au Nord du Maroc. Avec l'aide d’un instituteur, ils prennent une barque, mais ils font naufrage. La mer rejette Amine sur la côte du village tandis que Saïd échoue sur une plage andalouse. Mais cette Andalousie lui semble étrange. Et Amine, dans le village marocain, observe d'étranges phénomènes.


Catégories : Culture
déc
30

Migrants subsahariens au Maroc : Un éternel transit hanté par le rêve d’un Eldorado européen

Posted by MAP Comments (0)
Migrants subsahariens au Maroc : Un éternel transit hanté par le rêve d’un Eldorado européen
En quête sempiternelle de concrétiser un rêve qu'ils ont toujours caressé et une idylle sur laquelle ils ont nourri de grands espoirs, celui de rejoindre l'Eldorado européen, les migrants clandestins originaires de l'Afrique subsaharienne, ne lésinent guère sur les moyens, trop modestes soient-ils, dans le but de se frayer un chemin parsemé de moult embuches lors de leur aventure de transit ultime par le Maroc.
En provenance le plus souvent de pays pauvres ou en proie à des conflits armés situés à des milliers de kilomètres du Vieux Continent et sans ressources financières, les clandestins subsahariens scrutent l'avenir et s'arment de leur seule volonté inébranlable de fouler de leurs pieds nus une terre qui les a tant obnubilés malgré les dangers qui les guettent, en particulier lors de la traversée de la mer Méditerranée à bord d'embarcations de fortune, qui cèdent aux aléas climatiques, en faisant plusieurs victimes parmi ces immigrés et demandeurs d'asile économique infortunés.
Ces malheureux candidats à l'immigration clandestine, pour qui le Maroc, de par sa situation géographique à quelques encablures de l'Europe, représente le point culminant de non-retour de leur odyssée abracadabrante, se heurtent aux mesures draconiennes de contrôle et de surveillance des points de passages réglementaires de part et d'autre qui avortent leurs tentatives désespérées de donner l'ultime assaut à la forteresse sur l'autel de laquelle se brisent leurs chimères.
Désabusés, désarmés et dépourvus de toute aide durant leur tumultueux séjour "forcé" dans le Royaume où ils élisent domicile dans le dessein de fomenter délibérément leur prochaine récidive, les clandestins subsahariens, parmi lesquels figurent parfois des femmes accompagnées de leur progéniture fragilisée, s'adonnent à des petits métiers, bricolent et tentent de s'arroger le droit à l'aumône des âmes charitables.
Le Haut commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR) s'était félicité, en juin 2007, de l'annonce par le Maroc de signer un accord de coopération avec l'Agence onusienne, permettant d'améliorer les conditions de vie des réfugiés (migrants clandestins: NDLR) installés sur le sol du Royaume, dans la perspective de leur rapatriement volontaire dans leurs pays d'origine. A rappeler que le Maroc était le premier pays africain ayant permis au HCR d'ouvrir une représentation sur son sol dès les années soixante.
Pourtant, l'Agence onusienne reconnaît les obstacles auxquels elle fait face pour recenser les migrants clandestins subsahariens qui arrivent en masse dans le Royaume, s'y installent et guettent la moindre opportunité, durant leur transit qui s'éternise, afin de pouvoir atteindre, un jour clément au sens "climatique" du terme pour les "death-boat", les côtes sud du continent européen. Ces ressortissants, dont certains ont trouvé la mort, dans leur tentative de donner l'assaut et forcer les fameux sillages "gratte-ciel" érigés aux alentours des présides occupés de Sebta et Mellilia, proviennent en majorité d'Angola, du Sénégal, de Côte d'Ivoire et du Liberia.
En outre, la flexibilité des autorités, l'hospitalité, la sympathie et l'accueil que le Maroc ne cesse de réserver à ces subsahariens malgré leur statut d'"irréguliers" qui, en vertu de la loi, doivent être rapatriés dans leurs pays d'origine, témoignent, à plus d'un titre et de l'avis même du HCR, de l'histoire séculaire et des relations solides qu'entretient depuis belle lurette le Royaume avec les pays du continent et relèvent du respect stricto sensu des droits de l'Homme et de la dignité de la personne humaine. D'autre part, l'élargissement de l'Union européenne, l'entrée en vigueur de l'accord de Schengen et le flux de la main-d'œuvre en provenance des pays de l'Europe de l'Est, entre autres, ont contribué à l'exacerbation du phénomène de l'immigration clandestine et rendu les côtes sud de la Mare Nostrum sous forme de grandes salles d'attente où s'entassent des milliers de "postulants" pour l'immigration "mal-choisie". Dans l'expectative de voir leur rêverie se traduire dans les faits, certains migrants clandestins subsahariens "implantés" au Maroc s'adonnent à des petits boulots générateurs de modestes revenus et vendent à la criée dans les principales villes du Royaume, tandis que quelques-uns d'entre eux, principalement des femmes accompagnées de leurs bébés, pratiquent la mendicité pour subvenir à leurs besoins les plus élémentaires en attendant d'inventer de nouveaux modus operandi et des jours meilleurs.
Par ailleurs et selon la directrice du bureau de coordination pour la Méditerranée, relevant de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), environ mille migrants illégaux ont trouvé la mort en 2011 lors de leur tentative de joindre les côtes italiennes.

Catégories : Régions
sept
21

Accord Maroc-Union européenne : Le ras-le-bol des agriculteurs marocains

Posted by Hassan Bentaleb Commentaires fermés
Accord Maroc-Union européenne : Le ras-le-bol des agriculteurs marocains
Les agriculteurs marocains, regroupés dans le Collectif des agriculteurs marocains, contre-attaquent. Il semble que la pression exercée par certains lobbies et parlementaires européens concernant la ratification de l'accord agricole avec l'Union européenne a fini par les exacerber. Pour eux, fini les beaux discours et le ton calme, il est temps de réagir et de défendre leur gagne-pain et leur avenir.  
En effet, les opérateurs agricoles marocains estiment que l'accord agricole entre le Maroc et l'UE fait objet d'une obstruction violente et systématique de la part de certains milieux politiques et de groupes de pression au sein même du Parlement européen.
«Lors de notre tournée à Strasbourg et Bruxelles, nous avons constaté que cet accord fait l'objet d'une véritable politique délibérée et organisée d'opposition de la part d'un lobby relayé par certains députés européens et certains groupes parlementaires, qui malgré le fait que cet accord a été négocié par la Commission européenne et ratifié par les Etats membres, ils continuent  à considérer qu'il doit passer par le Parlement européen alors que l'accord en question ne peut pas être modifié par ce dernier puisqu’il a été voté en bloc », a indiqué Zrikem Younès, membre du Collectif.
Alors, pour s'opposer à cet accord, ses adversaires ont développé, selon lui, un argumentaire mensonger contre l'agriculture marocaine, accusée de non-respect de la réglementation en vigueur et de la destabilisation des marchés européens.
Des affirmations que balaie du revers de la main Ahmed Darrab, membre du Collectif, qui estime que ces arguments sont infondés et qu'ils ne tiennent pas la route. « Il faut, d'abord, noter que nos produits agricoles ne pèsent pas beaucoup sur le plan quantitatif. Ils ne représentent qu'une part minime dans le marché de l'UE. A preuve, le volume total des exportations de fruits et légumes du Maroc vers l'UE représente moins de 0.05% de l'ensemble des volumes échangés en Europe. Il y a aussi le fait que les échanges avec le Maroc sont fortement encadrés  par un arsenal législatif et un cahier des charges très contraignant au terme duquel, le Maroc est obligé de tenir compte des quotas, de respecter un calendrier bien précis et de se soumettre à des clauses de sauvegarde qui peuvent être actionnées à n'importe quel moment», a-t-il précisé.
Mais comment peut-on expliquer cet acharnement ? Pour bien comprendre les dessous de cette affaire,  M. Zrikem avance quatre raisons. D'abord, le fait qu'aujourd'hui, les parlementaires européens n'ont pas encore les compétences techniques requises pour examiner ce genre d'accord de libre-échange.
Ces mêmes députés sont également, estime M. Zrikem, en train de régler leurs comptes avec la Commission européenne qui ne pas les a pas associés à la négociation de ces accords.
L'intervenant a expliqué que cette hostilité trouve aussi sa raison  dans le fait qu'il y a des opérateurs agricoles européens qui considèrent que le Maroc est leur concurrent et dans le fait qu'il y a des gens au sein du Parlement européen qui profitent de n'importe quelle occasion pour évoquer le dossier du Sahara.
Cependant, le Collectif des agriculteurs marocains ne compte pas lâcher prise facilement, même si ses membres restent  inquiets au moins sur le calendrier. « Les reports successifs nous rendent mal à l'aise. L'agenda de l'UE parle de la fin de janvier mais cette date reste provisoire », a indiqué M. Zrikem avant d'ajouter que le Collectif n'a pas encore épuisé toutes ses cartouches et que son combat vient à peine de commencer.
  

Catégories : Actualité
sept
21

Farida Sou, dont le visa avait expiré, demeurait en Corse : Une Marocaine en voie d’expulsion après avoir porté plainte pour violences

Posted by C.M. Commentaires fermés
Farida Sou, dont le visa avait expiré, demeurait en Corse : Une Marocaine en voie d’expulsion après avoir porté plainte pour violences
Entourée des forces de l’ordre, Farida Sou, 43 ans, s’est présentée lundi matin, à l’audience du tribunal administratif de Bastia. La ressortissante marocaine en situation irrégulière avait introduit un recours en référé pour tenter de récuser les arrêtés préfectoraux du 15 septembre, l’obligeant à quitter le territoire français sans délai, assorti d’une interdiction de retour d’une durée d’un an.
La requérante a également demandé l’annulation de la rétention administrative dont elle fait l’objet depuis jeudi.
A l’issue de deux heures de délibération et autant de requêtes déboutées, elle a regagné l’hôtel de police de Bastia pour y poursuivre sa rétention. Elle a finalement été libérée en milieu d’après-midi mais doit quitter le territoire, comme l’avait initialement réclamé le préfet de Haute-Corse. Une «décision difficile», «un demi-échec» pour la défense qui estime que «la loi est faite en sorte pour que l’efficacité administrative soit parfaite».
Une affaire somme toute banale dans la forme à l’exception toutefois de l’épisode juridique qui l’a conduite sur les bancs de la justice. C’est en effet après avoir déposé plainte pour violences conjugales au commissariat central de Bastia que la plaignante, arrivée en Corse en octobre 2010, s’est vue menacée d’expulsion.
Les faits se seraient produits lundi au retour des vacances du compagnon, un Français d’origine marocaine. Un homme de 54 ans avec lequel elle projetait de se marier. Or, la demande avait été refusée par la mairie de Biguglia en mars 2010, date qui correspond à l’expiration du visa délivré par les autorités italiennes. Puis nouveau rebondissement : le compagnon «dont elle était follement amoureuse» selon les dires de Dounia Sou, sa belle-sœur, revient des vacances au bras d’une nouvelle fiancée qu’il souhaite prendre pour épouse. Une confusion sentimentale qui semble tourner au vinaigre. Puisque Farida Sou se présente avec des blessures au visage et au ventre qui nécessitent une hospitalisation.
Pour autant, lundi, il semblait difficile pour Me Grégoire Donati de défendre cette affaire devant le tribunal administratif de Bastia, car au moment de l’audience les éléments de l’enquête lui faisaient toujours défaut.
«Il y a un refus de communiquer. Nous constatons une panoplie de manquements au droit de la défense». Ce qui l’a incité à demander le renvoi de l’affaire. Autre argument majeur : la rétention illégale. «Après la garde à vue de Farida Sou, le juge des libertés et de la détention l’a remise en liberté alors que la préfecture l’a replacée en rétention administrative. C’est contraire à la loi».
Autant d’éléments qui n’ont pas été retenus par le tribunal administratif qui a rejeté en bloc les demandes d’annulation. Un jugement amer de l’avis des associations venues en nombre soutenir Farida Sou.
 «Une injustice. Une indignation» qui les a aussitôt motivés à solliciter le préfet de Haute-Corse pour demander «un entretien urgent».   «En tant que citoyenne je trouve lamentable qu’une femme qui porte plainte pour violences n’ait pas droit au statut de victime. Elle faisait confiance à la justice française et se retrouve expulsée», a confié une représentante de RESF (Réseau Education sans frontières).
Lundi, Farida Sou a donc retrouvé la liberté. Une victoire en demi-teinte pour la ressortissante marocaine qui doit quitter sans délai le territoire national par ses propres moyens.
Comble de l’imbroglio juridique, elle devra néanmoins se présenter le 9 novembre au tribunal correctionnel de Bastia pour avoir refusé d’être transférée à Marseille. Quant à l’affaire initiale de violences conjugales, celle-ci a été classée sans suite.

Catégories : Société
août
6

Les langues papoues s’évanouissent sans faire de bruit

Posted by Libération Commentaires fermés
Qui parlera l'iniai, le faiwol, le moskona ou le wahgi en 2050? Probablement plus personne sur l'île de la Nouvelle-Guinée, principal réservoir linguistique de la planète, où les langues disparaissent dans une quasi indifférence.
Lorsqu'il se rend dans un village, Yoseph Wally tend toujours l'oreille, curieux de comprendre dans quelle langue se parlent les habitants.
"C'est de plus en plus souvent en indonésien. Seuls les plus âgés s'expriment encore dans la langue ou le dialecte local", se désole l'anthropologue de l'université Cendrawasi de Jayapura.
Il lui arrive même d'apprendre, dans tel village, que plus personne n'est capable de comprendre le sens de tel mot traditionnel. "Certaines langues ont disparu très rapidement, comme le muris, qui était encore parlé il y a une quinzaine d'années dans une région côtière", témoigne-t-il.
Ce processus est irrémédiable à cause de l'extrême morcellement du paysage linguistique de la Nouvelle-Guinée, qui compte environ un millier de langues et dialectes, dont 800 en Papouasie Nouvelle Guinée (PNG) et plus de 200 en Papouasie indonésienne.
La plupart des langues papoues sont parlées par moins de 1.000 locuteurs, souvent au sein d'un village ou groupe de hameaux. La plus utilisée est l'enga, avec quelque 200.000 locuteurs sur les hauts plateaux du centre de la PNG, suivie par le melpa ou le huli.
"A chaque fois qu'un habitant meurt, c'est un peu d'une langue qui disparaît car seuls les plus âgés l'utilisent encore", souligne Nico, curateur du musée de l'université Cendrawasi.
Car, "dans les villes mais aussi au fin fond de la forêt, l'indonésien est devenu la première langue chez les moins de 40 ans. La langue traditionnelle est réservée aux célébrations, aux fêtes communes", témoigne Habel M. Suwae, le régent du district de Jayapura.
En PNG, sous l'influence de l'Australie voisine, c'est l'anglais qui s'est imposé même s'il pénètre encore difficilement dans certaines tribus, en particulier sur les hauts plateaux isolés.
Les pouvoirs publics sont parfois accusés de rester inactifs, voire de favoriser la langue officielle afin de mieux assimiler les populations, en particulier en Papouasie indonésienne.
Mais, pour Hari Untoro Dradjat, conseiller auprès du ministre indonésien de la Culture, quelles que soient les initiatives lancées pour introduire l'enseignement des langues traditionnelles dans les écoles, "il est quasiment impossible de conserver une langue si elle n'est plus parlée dans la vie courante".
Volontariste malgré son pessimisme quant à l'avenir, l'anthropologue Yoseph Wally estime que "seuls l'art et la culture sont susceptibles d'empêcher les langues papoues de tomber dans l'oubli".
Comme les Papous aiment chanter et faire la fête, ils doivent "le faire dans leur langue", soutient-il. Ainsi, les jeunes "voudront la découvrir en cherchant à comprendre le sens des chansons".
A défaut de sauver les langues en voie d'extinction, les chercheurs veulent en conserver une trace, une tâche difficile alors que la plupart d'entre elles sont uniquement orales.
L'université d'Oxford a ainsi lancé une course contre la montre pour enregistrer Emma, 85 ans, Enos, 60 ans, et Anna, 60 ans, les trois derniers Papous capables de s'exprimer en langue Dusner.
Avant cette dernière, plus de 200 langues se sont éteintes au cours des trois dernières générations dans le monde. 2.500 autres sont menacées sur un total de plus de 6.000, selon l'Atlas des langues en danger de l'Unesco.
 

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