Le WAC se mord la queue face à l’octuple champion de l’épreuve reine du continent, Al Ahly

L’ASEC Mimosas, prochain adversaire des Rouges, contraint au nul à Abidjan

Le WAC se mord la queue face à l’octuple  champion de l’épreuve reine du continent, Al Ahly
Le WAC, en pliant genoux (0-1) face aux Egyptiens d’Al Ahly, mercredi soir au Complexe Prince Moulay Abdellah de Rabat, en match comptant pour la 4ème journée de la phase de poules (groupe A) de la Ligue des champions africaine, s’est pour ainsi dire mordu la queue. 
Cet accroc peut coûter très cher au club rouge car cette défaite, associée au résultat (1-1) du match entre les Ivoiriens de l’ASEC Mimosas et les Zambiens de Zesco United, compromet sérieusement les chances du Wydad puisqu’à deux journées de la fin de la phase des poules, tout reste encore à faire pour chacune des formations de ce groupe A. Cette déconvenue, en plus de relancer les Egyptiens, permet aux Zambiens de partager la tête du classement avec notre représentant à trois longueurs d’Al Ahly et de l’ASEC. 
Les Rouges se sont inclinés sur un heading de Rami Rabia, d’entrée en seconde mi-temps, un but qu’au grand jamais, ils n’ont jamais pu remonter. Insipides, brouillons et en deçà du niveau requis pour une compétition de cette envergure les hommes de John Toshack sont passés à côté d’un événement qui aurait pu, si positivement géré, les propulser dans le dernier carré à l’image des Sud-Africains des Sundowns (groupe B), des repêchés de dernière minute, qui, en se permettant au Caire les Egyptiens du Zamalek (0-1), ont été la première formation à se qualifier pour les demi-finales. 
Dommage de convertir ce qui aurait pu être une fête en une soirée triste et de doutes pour le nombreux public venu les encourager. La victoire égyptienne n’a rien d’un hold-up tant elle a été tout à fait logique au vu du déroulement de la rencontre dominée par Al Ahly. La légende du football africain (huit fois vainqueur de la compétition) paraissait pourtant à l’entame de cette rencontre bien moribond et surtout à un doigt de l’élimination. C’était mal connaître les grandes équipes car, en infligeant une première défaite au Wydad dans cette épreuve continentale, les Diables rouges refont le jeu autrement et comme qui dirait à leur faveur en relançant tout dans ce groupe. 
Le WAC recevra, une fois de plus, le 14 août l’ASEC Mimosas avant de se déplacer chez le Zesco United. Les Ivoiriens ont été contraints, eux, au nul (1-1) face aux Zambiens et devront jouer crânement leurs ultimes chances à Rabat avant de recevoir Al Alhly. Le Wydad n’a pas d’autres choix cette fois-ci que la victoire avant d’affronter le Zesco United. A Rabat mercredi, devant un public qui lui a été tout acquis, un WAC trop suffisant a perdu en plus d’un joker, son ultime droit à l’erreur. La route vers les demis passe indéniablement maintenant par des victoires et ses deux prochains adversaires ne s’annoncent pas comme des tendres. 
Bonne chance tout de même !
 


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News

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Irak

Un attentat suicide à la voiture piégée a fait au moins 14 morts et plus de 30 blessés lundi matin à l’entrée d’une ville située au nord-est de Bagdad, ont rapporté la police irakienne et des sources médicales.
L’attentat, commis aux abords de Khalis à 80 km de la capitale, n’a pas été revendiqué pour le moment. Le groupe djihadiste Etat islamique (EI) s’en prend régulièrement aux forces de sécurité et aux zones civiles.
La majeure partie des victimes ont été tuées à l’intérieur de leurs véhicules, qui attendaient d’être fouillés à un poste de contrôle à l’entrée de la ville.
La pression s’accentue sur le Premier ministre irakien, Haïdar al Abadi, pour qu’il améliore les conditions de sécurité, après un attentat qui a fait ce mois-ci 292 morts dans le centre de Bagdad. Il s’agit d’un des attentats les plus meurtriers jamais commis dans la capitale irakienne depuis l’invasion anglo-américaine de 2003.

Incendie

Une personne est morte et environ 1.500 autres ont été évacuées samedi en raison d’un incendie qui progresse rapidement au nord-ouest de Los Angeles et a déjà parcouru près de 9.000 hectares, ont fait savoir les pompiers du comté de Los Angeles.
Le feu s’est déclaré vendredi après-midi et a progressé rapidement près de Santa Clarita, à 65 km au nord-ouest de Los Angeles, alimenté par des vents violents et des terres asséchées. Mille six cents pompiers étaient mobilisés pour tenter de stopper la progression des flammes, qui ont déjà détruit 18 maisons et entraîné des centaines d’évacuations au nord de Los Angeles. Le corps d’un individu a été découvert dans un véhicule calciné.
Lundi en début de journée, le « Sand Fire », attisé par des vents violents et la sécheresse en cours, avait déjà parcouru plus de 13.300 hectares. Un autre incendie, qui a parcouru plus de 4.150 hectares, fait rage également dans le comté de Monterey, au sud de San Francisco.


Libération

L’Australie, haut lieu du surf, a peur des dents de la mer

L'Australie, haut lieu du surf, a peur des dents de la mer
Depuis que Garry Meredith, surfeur et vétéran du secourisme en mer, s’est précipité au chevet d’un bodyboardeur mutilé par un grand requin blanc en Australie, il n’a pas pu remonter sur sa planche.
C’était il y a un an: Matt Lee s’est vidé de son sang après avoir été mordu aux deux jambes par un squale de quatre mètres. Il a survécu mais Gary Meredith est hanté par le souvenir de cette attaque survenue à Lighthouse Beach, plage de Ballina, localité pittoresque de la côte orientale australienne.
La plage et le surf sont un art de vivre à Ballina mais de nombreux habitants s’inquiètent de l’augmentation du nombre d’attaques de requins, qu’on voit de plus en plus fréquemment au large des côtes.
« Après cette expérience, j’ai complètement arrêté le surf », raconte à l’AFP le sauveteur qui a aidé l’équipe médicale à contenir l’hémorragie. « J’y retournerai, un jour, mais je ne suis pas encore prêt ».
D’après le zoo de Taronga de Sydney, qui recense les attaques de squales au large des côtes de l’île-continent, il y en a eu 22 en 2015, dont une mortelle, contre 11 en 2014 et 10 en 2013.
Bon nombre d’entre elles se sont produites sur 60 kilomètres de côtes entre Evans Head et Byron Bay, en Nouvelle-Galles du Sud. Ballina, un pointbreak convoité, est situé au milieu.
La région, réputée pour ses plages de sable blanc et la rugosité de ses côtes, est un aimant à surfeurs mais la peur règne.
Certains « bodyboardeurs ne veulent plus y retourner ou ne sont pas encore prêts à y retourner. Je crois qu’ils ont peur », souligne Gary Meredith. « Mais à côté de ça, il y a les irréductibles qui ont besoin de surfer tous les jours et qui vont prendre le risque ».
Tadashi Nakahara, un surfeur japonais, est mort à Ballina en février 2015 après avoir eu les jambes arrachées par un grand blanc – une espèce protégée – et des voix se sont élevées pour demander l’abattage des squales.
Mais le maire de Ballina, David Wright, ne veut pas en entendre parler. « Je pense que l’abattage d’animaux quels qu’ils soient est une façon préhistorique de gérer les choses », dit-il à l’AFP. « On ne tue pas » un être vivant uniquement « parce qu’on ne s’entend pas avec ».
Mais il n’y a aucun consensus sur la façon de prévenir les attaques. Les gouvernements des différents Etats situés sur le long des quelque 30.000 kilomètres de côtes agissent en ordre dispersé.
Les hameçons équipés d’appâts accrochés à des balises flottantes au large des plages sont critiqués par les défenseurs de l’environnement car ils tuent d’autres animaux marins.
En Australie occidentale, où plus d’une dizaine d’attaques mortelles se sont produites depuis 2000, les autorités ont dû abandonner leur politique controversée d’élimination des squales, au profit entre autres de patrouilles aériennes.
La Nouvelle-Galles du Sud utilise des méthodes douces pour réduire les possibilités de rencontres entre l’homme et l’animal, surveillance aérienne, barrières de protection en plastique…
Mais ce n’est pas facile. A Ballina par exemple, deux de ces barrières ont été détruites par les courants.
D’après l’Université de Floride, 98 attaques de requins se sont produites en 2015, un record. L’île française de la Réunion a subi proportionnellement le plus d’attaques mortelles, avec deux sur six recensées dans le monde.
Pour George Burgess, directeur de cette université qui recueille les statistiques sur le sujet depuis 1958, l’augmentation pourrait s’expliquer par la hausse des températures des océans due au changement climatique.
Celle-ci a contribué à ce que les squales s’aventurent dans des régions plus au sud et plus au nord, élargissant les zones où ils vivent et se nourrissent.
La croissance démographique est également en cause, juge-t-il, car davantage de gens se baignent.
Pour sa part, Rob Harcourt, spécialiste d’écologie marine à l’Université de Macquarie souligne que faute de données à long terme, il est difficile d’expliquer les attaques en série survenues en Australie.
A Ballina, secouristes, pêcheurs et serveurs disent en tout cas qu’ils voient plus de requins qu’auparavant, et de plus en plus près du rivage.


Libération

Constat de décès, toute une galère Casablanca lève le voile sur le manque de médecins légistes et sur le vide juridique

Constat de décès, toute une galère  Casablanca lève le voile sur le manque de médecins légistes et  sur  le vide juridique
Des médecins légistes, des juristes, des fonctionnaires des bureaux communaux d’hygiène de plusieurs arrondissements de Casablanca (Sidi Othmane, Anfa, Sidi Belyout…) se sont réunis jeudi dernier à l’arrondissement de Sidi Belyout pour aborder le sujet du constat de décès et de la délivrance des certificats médicaux y afférents qui hante les esprits des Casablancais.
C’est le bureau communal d’hygiène de chaque commune ou arrondissement qui se charge, entre autres, des activités médico-légales. C’est-à-dire que le médecin du bureau d’hygiène est tenu en cas de décès de s’assurer que la mort a bien eu lieu et de sa nature. S’il s’agit d’une mort naturelle, il est tenu dans ce cas de délivrer aux proches du défunt le certificat de décès et le permis de l’inhumer. Si en revanche il s’agit d’une mort anormale, il doit prévenir la police qui avise pour sa part le procureur du Roi. Ce dernier demande une autopsie du cadavre pour déterminer la cause du décès.
D’emblée, Jamal El Abbassi, docteur spécialisé en médecine légale, a déploré le manque des ressources humaines (médecins légistes) au niveau de Casablanca pour mener à bien cette mission, à savoir le constat de décès. Comment faire face à cette situation ? Selon Jamal El Abbassi, il y a plusieurs scénarios pour débloquer cette situation dont la formation des techniciens des bureaux d’hygiène. « Sans cette formation, je peux dire que Casablanca connaîtra une véritable crise », a tenu à souligner Jamal El Abbassi. 
Il a affirmé que 2300 cas d’autopsie sont enregistrés annuellement au niveau de Casablanca, alors que sur tout le territoire français on n’enregistre que 6000 cas. « Il y a quelque chose d’anormal», a-t-il martelé, avant de préciser que souvent on procède à des autopsies abusives. « Quand un agent est appelé à faire un constat pour s’assurer de la mort d’une personne et qu’il a un soupçon de seulement 1%, dans ce cas, il doit en aviser le médecin légiste, mais quand celui-ci est introuvable, il ne sait quoi faire et demeure perplexe. Il prévient  donc la police qui, pour sa part, avise le parquet. Celui-ci ordonne alors une autopsie». Plusieurs cas d’autopsie peuvent être évités, selon El Abbassi, s’il y a une coordination entre les services d’hygiène au moins de chaque préfecture ou une coopération entre les arrondissements. L’intervenant a avancé également plusieurs propositions allant dans le sens d’humaniser ce service vital pour la population casablancaise comme la création d’un guichet unique ou un numéro vert comme à Salé pour faciliter les formalités administratives  pour les familles endeuillées, l’établissement d’une liste des médecins qu’on peut consulter à tout moment et en cas d’urgence (El Abbassi a cité le cas de 4 personnes mortes à Mohammadia  dans un accident précisant qu’il a fallu attendre toute la nuit pour qu’un médecin vienne constater le décès), l’ouverture de la morgue de Benslimane pour éviter le déplacement des habitants de Mohammedia et de Benslimane à la morgue de Rahma à Casablanca.
Jamal El Abbassi a souligné qu’en cas de décès, il faut attendre au moins deux heures pour que «les signes de mort s’installent». Cela est d’autant plus important pour éviter des erreurs. C’était le cas d’une femme à Berrechid, qui est entrée dans un coma suite à un malaise, alors que l’infirmière avait déclaré qu’elle était décédée. Et quand on  a voulu l’inhumer, On a constaté qu’elle était encore en vie et qu’elle respirait.
Certains intervenants, comme le docteur Alaoui, ont mis en doute l’efficacité de cette solution en se demandant si les agents des services d’hygiène des communes ont les compétences et la formation adéquates pour constater le décès. Pour le docteur Hicham Kousaibi, quand le constat est fait par un agent et que ce dernier commet une erreur, on poursuit le médecin pour  négligence et l’agent pour usurpation de fonction. Il a cité à titre d’exemple le cas d’une personne de 73 ans habitant à l’ancienne Médina qui souffrait de plusieurs maladies (diabète, hypertension…). Vu que des signes apparents (âge et maladie) attestaient qu’il s’agissait d’une mort naturelle, l’agent a donc délivré un certificat de décès et le médecin l’a signé. Par la suite, il s’est avéré que le décès était le résultat d’un homicide commis par le fils de la défunte. 
Par ailleurs, certains agents travaillant dans les bureaux d’hygiène contestent la pression de certains élus qui ne se soucient que de leur réélection. Par exemple, un agent travaillant à l’arrondissement de Hay Mohammadi a affirmé lors de cette rencontre qu’il a été invité par un élu pour constater la mort d’une personne. Quand il a examiné le cadavre, il s’est rendu compte que le décès remontait à au moins trois jours. Suite à cela, il a refusé de délivrer le certificat de décès en dépit de la pression exercée par l’élu. « Je préfère démissionner de mon poste plutôt que de céder », a-t-il martelé.
Pour sa part, le docteur Redouane Cherhabile impute cette situation à l’absence d’une loi régissant  le travail de cette catégorie d’agents. « Depuis des années, nous luttons pour résoudre ce problème, car le nombre de médecins au sein des bureaux d’hygiène est insuffisant pour mener à bien cette mission», a-t-il souligné. Et d’ajouter que l’arrondissement de Sidi Belyout dispose d’un seul medecin et de 8 agents. 
Au cours de cette conférence, Redouane Cherhabile a rappelé une question orale posée il y a des années déjà par la parlementaire Zoubida Bouayad au gouvernement concernant ce vide juridique. Depuis, la réalité n’a pas changé. Selon Cherhabile, plusieurs pays, même les plus développés, connaissent cette situation, mais ils cherchent les moyens pour y faire face. Au Québec, l’Ordre des infirmières et infirmiers et le Collège des médecins ont pris une décision permettant à une infirmière de contribuer au constat du décès d’une personne, notamment lorsque le décès survient dans un milieu de soins de longue durée ou à domicile. Cette mesure n’est que transitoire en attendant que le législateur adopte une autre habilitant  une infirmière ou un infirmier à dresser le constat de décès et à remplir le bulletin de décès.


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Plusieurs athlètes renoncent aux JO à cause du virus Zika

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Attaque à la hache dans un train en Allemagne menée par un « combattant » du groupe État islamique

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L’impact économique de l’Euro 2016

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Attentat à Nice – Mohamed Lahouaiej Bouhlel identifié comme l’auteur de l’attaque

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A Sao Paulo, on meurt aussi de froid

A Sao Paulo, on meurt aussi de froid
Malgré ses trois couvertures, Marcio Carvalho grelotte sur les trottoirs de Sao Paulo, la ville la plus riche du Brésil qui compte toutefois 16.000 sans domicile fixe dont six sont morts de froid début juin, avant même l’arrivée de l’hiver austral.
La nuit, le centre de cette mégapole de plus de 20 millions d’habitants devient sale et déprimant avec son labyrinthe de rues obscures transformées en dortoirs pour les sans-abris.
Seules les conversations de la trentaine de volontaires de l’ONG Anges de la nuit retentissent. Ils s’approchent avec précaution des corps étendus qui se réveillent pour prendre les vivres et les couvertures qu’on leur propose.
Marcio remercie. La voix cassée, il parle de l’amertume de trois ans de vie dans la rue, des rêves brisés depuis son arrivée de Bahia, à 18 ans, en quête d’un avenir meilleur.
« Je travaillais comme plombier et je me suis séparé de ma femme. Je ne pouvais plus rester chez moi », confie cet homme qui semble épuisé à 41 ans.
« La vie dans la rue est très difficile et dangereuse. On m’a agressé plusieurs fois, on m’a volé mes choses et j’ai eu très froid. Je suis devenu alcoolique ici. Pour vivre dans la rue, il faut boire », ajoute-t-il tête basse, rapporte l’AFP.
A Sao Paulo, on a recensé officiellement 15.905 personnes dans les rues début juin quand une vague de froid a fait descendre les températures à 3,5 degrés Celsius, les plus basses des 22 dernières années dans ce pays tropical. Six SDF ont péri en quinze jours.
Alors que les autorités niaient tout rapport entre les décès des SDF et les basses températures, la presse et les sans-abris ont accusé la garde municipale d’avoir confisqué les matelas et cartons qui les protégeaient du froid.
Avivée par la proximité des élections municipales en octobre, la polémique s’est enflammée quand le maire de gauche de Sao Paulo, Fernando Haddad, a tenté de justifier sa stratégie pour éviter la « re-favelisation » des espaces publics.
Il a dû rapidement faire marche arrière en s’excusant et en interdisant aux agents de retirer les couvertures et effets personnels des SDF qui, en majorité, refusent d’aller dans des abris municipaux aux horaires stricts.
Tandis que la population de Sao Paulo croît au rythme annuel de 0,7% depuis 2000, la ville compte chaque année 4,7% de sans-abris supplémentaires sous l’effet de plusieurs facteurs: le chômage, dû à la récession économique frappant le pays, la consommation de stupéfiants et la rupture des liens familiaux qui touche 82% des hommes désormais sans domicile.
Parmi les SDF, 2,5% sont des enfants, soit 403.
« Les conditions de survie à Sao Paulo sont cruelles. La ville a un manque d’équité inacceptable, l’inégalité des revenus empêche une grande partie des familles d’avoir un logement », explique Silvia Schor, professeur d’économie à l’université de Sao Paulo, soulignant que près de deux millions d’habitants de la mégapole vivent dans des favelas et certains finissent dans la rue.
Pour Kaka Ferreira, présidente de l’ONG Anges de la nuit qui aide les oubliés de Sao Paulo depuis 27 ans, on ressent aujourd’hui sur les trottoirs de la ville le coup de frein de l’économie du géant sud-américain qui traverse sa pire récession depuis près d’un siècle.
« Avec la crise, les SDF ont augmenté de 10%. Il y a des gens au chômage, malades, sans famille… On trouve de tout », assure cette fonctionnaire du ministère de l’Agriculture. Elle dirige un réseau de 80 volontaires qui consacrent leurs samedis à cuisiner et préparer les dons qu’ils distribueront à l’aube.
Marina Mayara da Silva est l’une de celles qui va à sa rencontre en cette nuit d’hiver. La tête protégée par une capuche, son fils de deux ans jouant entre ses jambes, elle est sortie de l’immeuble qu’elle squatte pour prendre l’un des repas offerts.
« Cela fait deux mois que je vis ici parce que je ne peux pas payer un loyer. Avant j’habitais avec ma mère mais c’était devenu impossible », confie cette jeune femme de 19 ans enceinte de cinq mois, qui vend des bonbons dans la journée. 


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Ahly-WAC bel et bien au stade Borj Al Arab à Alexandrie

Ahly-WAC bel et bien au stade Borj Al Arab à Alexandrie
L’équipe égyptienne d’Al Ahly aurait vivement souhaité accueillir le Wydad pour le compte de la troisième journée du groupe A de la Ligue des champions dans son propre fief qui n’est autre que le stade international du Caire. Un vœu qui n’a pu prendre forme puisque cette rencontre programmée le 16 juillet courant aura lieu en fin de compte à Borj Al Arab à Alexandrie, terrain qui avait abrité la précédente confrontation perdue par Al Ahly devant les Ivoiriens de l’ASEC Mimosas.
La décision de ne pas autoriser  le déroulement de ce match au stade du Caire, dont la capacité d’accueil avoisine les 100.000 places, est justifiée par des raisons sécuritaires, rapportent les médias égyptiens.
Une situation qui met Al Ahly et le WAC dans la même enseigne dans la mesure où les Rouge et Blanc devront eux aussi recevoir la formation cairote, huit fois lauréate de la C1 continentale, du côté du Complexe Moulay Abdellah à Rabat le 27 courant.
Le WAC, qui se déplacera mercredi prochain à la capitale égyptienne, devra regagner sur le champ la ville côtière d’Alexandrie où il aura à peaufiner les ultimes réglages pour ce choc qui sera sifflé par un trio d’arbitrage tunisien conduit par Youssef Essrayri qui sera secondé par Anouar Hmila et Yamen Mallouchi. Mais bien avant la virée égyptienne, après un repos de trois jours à l’occasion d’Al Aïd, les Wydadis ont repris hier vendredi les entraînements et tout le groupe se dit déterminé à franchir ce cap qui devrait baliser à un pourcentage élevé le chemin du dernier carré de la Champions League.
Le WAC, qui reste sur deux victoires en autant de sorties contre l’ASEC à Abidjan (0-1) et les Zambiens de Zesco United à Rabat (2-0), domine cette poule avec un total de 6 points et entretient l’espoir de maintenir cette cadence en vue de boucler la phase aller sur une bonne note et aborder la manche du retour dans de parfaites dispositions.
Une phase retour que le WAC entamera comme précité par la réception d’Al Ahly, un match qui, selon une information relayée par le site elbotola, verra la participation du fameux international nigérian Chisom Chikatara. Celui-ci serait attendu dans les prochains jours à Casablanca, tant que, d’après la même source, il est lié au Wydad par un contrat en bonne et due forme signé lors du dernier mercato hivernal juste avant l’épreuve du CHAN 2016 disputé au Rwanda.


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