La flamme olympique est arrivée au Brésil

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Des manifestants envahissent le Parlement à Bagdad, la crise s’amplifie

23 pèlerins chiites tombent dans un attentat à la voiture piégée

Des manifestants envahissent le  Parlement à Bagdad, la crise s’amplifie
La capitale irakienne restait sous haute sécurité après que des milliers de manifestants ont envahi le Parlement à Bagdad pour protester contre l’incapacité de la classe politique à s’accorder sur un nouveau gouvernement.
Criant, chantant et brandissant des drapeaux irakiens, les protestataires ont occupé pendant plusieurs heures samedi après-midi le Parlement situé dans la Zone verte, le quartier ultra-sécurisé de Bagdad où se trouvent les principales institutions de l’Etat.
Ces partisans de l’influent chef chiite Moqtada Sadr ont envahi le Parlement, certains saccageant du mobilier, a constaté un journaliste de l’AFP.
Les forces de sécurité étaient présentes mais ne sont pas intervenues. Des mesures ont été immédiatement prises par le gouvernement pour renforcer la sécurité autour de la Zone verte, où se trouvent également les bureaux du Premier ministre et des ambassades.
De leur côté, les manifestants ont placé des barbelés sur une route menant à l’une des sorties du quartier, empêchant certains parlementaires de s’enfuir. Les manifestants ont occupé le Parlement pendant six heures avant de quitter le bâtiment à l’appel de membres de la milice de Moqtada Sadr et d’entamer un sit-in sur la place Ihtifalate dans la Zone verte, a constaté un photographe de l’AFP.
Le Premier ministre Haider al-Abadi a affirmé dans un communiqué que la situation à Bagdad était « sous le contrôle des forces de sécurité ».
Cette montée des tensions intervient alors que la capitale irakienne était déjà placée en alerte ce week-end en raison des craintes d’attentats à l’occasion d’un important pèlerinage chiite. 
Les manifestants ont décidé d’envahir la Zone verte après avoir appris que les députés avaient de nouveau échoué à approuver la formation d’un gouvernement de technocrates proposé par le Premier ministre.
Les postes clés au gouvernement sont depuis des années partagés sur la base de quotas politiques et sectaires, une pratique avec laquelle les manifestants veulent en finir.
Abadi, un élu chiite arrivé au pouvoir en septembre 2014, tente depuis des semaines de faire approuver par le Parlement une équipe gouvernementale composée de technocrates. Cette dernière pourra, selon lui, mener de manière plus efficace des réformes cruciales pour lutter contre la corruption.
Mais un certain nombre de politiciens s’y opposent redoutant de perdre leurs avantages. Mardi, les députés avaient approuvé une partie des candidats proposés lors d’une séance houleuse qui a vu des parlementaires jeter des bouteilles en direction du Premier ministre. Cette crise est suivie avec inquiétude par les Etats-Unis qui craignent qu’elle « ne détourne » les autorités de la lutte contre l’EI « qui constitue « la véritable menace » pour les Irakiens, selon un haut responsable américain. 
Cette occupation intervient au moment où une voiture piégée a visé samedi un pèlerinage chiite près de Bagdad, faisant au moins 23 morts et 38 blessés, ont indiqué des responsables irakiens, une attaque revendiquée par le groupe jihadiste Etat islamique (EI).
La bombe a explosé sur une route dans la zone de Nahrawan alors que les fidèles se rendaient sur la tombe de Moussa al-Kazim, le 7e des douze imams du chiisme, mort empoisonné en prison en 799 sur ordre du calife abbasside Haroun al-Rachid, ont précisé des responsables.
Chaque année des millions de pèlerins venus d’Irak mais aussi de l’Iran voisin affluent vers le lieu saint. Dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux, l’EI a affirmé qu’un kamikaze avait fait exploser son véhicule piégé avec trois tonnes d’explosifs. L’organisation ultraradicale sunnite prend régulièrement pour cible les pèlerins chiites, une communauté qu’elle considère comme hérétique.
L’EI contrôle toujours de larges pans de territoire irakien à l’ouest et au nord de Bagdad, mais perd du terrain face à l’avancée des forces irakiennes, soutenues par la coalition internationale sous commandement américain.


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Le régime syrien prépare une offensive contre Alep

Les intenses bombardements ont fait 200 morts en une semaine

Le régime syrien prépare  une offensive contre Alep
Le régime syrien se prépare à lancer une offensive pour reconquérir Alep et la province du même nom, qui lui échappe depuis quatre ans, en intensifiant les bombardements qui ont fait près de 200 morts en une semaine.
« Il est temps de lancer la bataille pour la libération complète d’Alep », a annoncé jeudi à Damas al-Watan, un quotidien bien informé et proche du pouvoir.
« Ce n’est pas un secret que l’armée syrienne et ses alliés ont préparé cette bataille décisive pour purifier Alep des terroristes », assure le journal. Le régime désigne par « terroristes » tous ses opposants armés.
La ville d’Alep, dans le nord de la Syrie, a connu jeudi sa journée la plus meurtrière en une semaine avec 53 civils tués dans des bombardements.
L’émissaire de l’ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura, s’est dit très préoccupé par la situation dans cette ville où les bombardements ont fait plus de 200 morts et des centaines de blessés en une semaine, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).
« C’est la pire journée à Alep depuis cinq ans. Le régime n’a pas épargné un seul quartier », a affirmé à l’AFP un résident de la zone rebelle de Boustane al-Qasr. Alep, deuxième ville de Syrie, est divisée depuis 2012 entre des quartiers ouest tenus par le régime et des quartiers est sous contrôle des rebelles.
Face au carnage, De Mistura a appelé la Russie et les Etats-Unis, parrains d’une trêve entrée en vigueur le 27 février mais bien mal en point aujourd’hui, à prendre une « initiative urgente » pour la remettre en selle.
Les Etats-Unis se sont dits « scandalisés par les raids aériens sur l’hôpital Al-Quds, dans un quartier rebelle d’Alep, qui ont tué mercredi des dizaines de personnes, dont des enfants, des patients et du personnel médical ».
Pour le Comité international de la Croix Rouge, Alep est désormais « aux portes d’un désastre humanitaire ». « Où que vous alliez, vous entendez les explosions de mortiers, les bombardements et le vol des avions », selon Valter Gros, le représentant du CICR dans la ville. « Les habitants vivent sur le fil du rasoir. Tous craignent pour leur vie ».
D’autant plus que l’armée syrienne s’apprête à lancer des offensives à Daïr az Zour et à Rakka avec l’appui de l’aviation russe, annonce vendredi l’agence de presse Ria, citant Alexeï Borodavkine, ambassadeur de Russie au siège genevois de l’Onu.
Rakka est la « capitale » du califat proclamé par les djihadistes de l’Etat islamique, qui ont gagné du terrain récemment à Daïr az Zour, chef lieu de la province du même nom qu’ils tiennent presque intégralement. 
Par ailleurs, le déploiement de membres des forces spéciales américaines en Syrie sans le consentement de Damas porte atteinte à la souveraineté syrienne, a jugé le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Riabkov, cité vendredi par l’agence de presse Tass. Barack Obama a confirmé lundi son intention d’envoyer 250 hommes supplémentaires en Syrie pour aider l’aile modérée de l’insurrection à combattre les djihadistes Etat islamique.
Parlant d’une « agression flagrante », le gouvernement syrien s’est dit jeudi gravement préoccupé par les informations faisant état de l’arrivée de 150 soldats américains dans le nord-est du pays.
L’ONU a averti jeudi que des centaines de milliers de Syriens risquaient de ne plus pouvoir recevoir d’aide d’urgence si les combats se poursuivaient.
Le patron des opérations humanitaires de l’ONU Stephen O’Brien a pressé la communauté internationale de sauvegarder le cessez-le-feu en Syrie afin de « mettre fin à des souffrances massives ».
La guerre dans ce pays qui est entrée dans sa sixième année a fait plus de 270.000 morts et poussé la moitié de la population à quitter son foyer.


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Portrait: Mohammed ben Salmane, jeune prince saoudien aux pouvoirs exceptionnels

Portrait: Mohammed ben Salmane, jeune prince saoudien aux pouvoirs exceptionnels
Le tout-puissant vice-prince héritier d’Arabie Saoudite Mohammed ben Salmane, qui a présenté lundi un vaste plan de transformation économique du royaume, détient des pouvoirs exceptionnels pour un homme ayant à peine 30 ans.
« Il est clairement brillant, très intelligent, maîtrise parfaitement ses dossiers », relève un diplomate occidental.
A l’issue d’un Conseil des ministres, le prince Mohammed a annoncé que l’Arabie Saoudite, en crise en raison d’une trop forte dépendance vis-à-vis du pétrole, avait l’intention de vendre en bourse moins de 5% du géant pétrolier Aramco et de se doter aussi d’un fonds souverain de 2.000 milliards de dollars, le plus grand du monde.
Né le 31 août 1985, le jeune homme à la barbe noire et à la calvitie naissante travaille 16 heures par jour et dit que sa mère l’a élevé strictement, affirme Bloomberg Businessweek qui a publié une longue interview de lui en avril.
Ayant la réputation d’un réformateur pressé, Mohammed ben Salmane est second dans l’ordre de succession, position qu’il a décrochée avec une série de responsabilités économiques et militaires lorsque son père a accédé au trône en janvier 2015.
Il accumule les portefeuilles: ministre de la Défense, deuxième vice-Premier ministre, conseiller spécial du souverain et, surtout, il préside le Conseil des affaires économiques et de développement, organe qui supervise Saudi Aramco, la première compagnie productrice de pétrole au monde.
Il a réussi à avoir « un pouvoir et une influence extraordinaires en très peu de temps », note Frederic Wehrey de l’institut Carnegie Endowment for International Peace à Washington.
En tant que ministre de la Défense, Mohammed ben Salmane a supervisé les opérations militaires lancées au Yémen par son pays qui a pris la tête en mars 2015 d’une coalition arabe pour rétablir la légitimité. Sous le roi Salmane, le royaume a adopté une politique étrangère plus offensive et une posture plus visible sur la scène internationale, n’hésitant pas à « se frotter » à l’allié américain, notamment après l’accord nucléaire des Etats-Unis avec l’Iran.
Selon Bloomberg Businessweek, le prince a étudié Winston Churchill et « L’Art de la Guerre » de Sun Tzu.
Diplômé de droit de la King Saud University, il est père de deux garçons et de deux filles.
En décembre 2015, Mohammed ben Salmane a tenu sa première conférence de presse pour annoncer la formation d’une « coalition islamique antiterroriste » qui compte aujourd’hui 39 pays.
Une biographie de la Misk Foundation, que Mohammed ben Salmane a créée pour le développement de la jeunesse, indique que le prince a eu « une carrière professionnelle de 10 ans » et qu’il a été actif dans les affaires et la philanthropie.
Il est devenu en 2009 conseiller spécial de son père qui était à l’époque gouverneur de Riyad, avant de diriger le cabinet princier en 2013 quand son père est devenu prince héritier. 
En avril 2014, Mohammed ben Salmane est devenu secrétaire d’Etat et membre du gouvernement, avant sa nomination comme ministre de la Défense et chef du cabinet royal le 23 janvier 2015, jour où son père a succédé au roi Abdallah, mort à 90 ans.


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Obama veut rétablir le cessez-le-feu en Syrie

Des troupes américaines supplémentaires

Obama veut rétablir  le cessez-le-feu en Syrie
Le président Barack Obama souhaite « rétablir » le cessez-le-feu en Syrie qui a replongé dans la guerre après huit semaines de trêve, et doit annoncer lundi à Hanovre l’envoi de soldats américains supplémentaires pour aider les rebelles syriens.
 En visite en Allemagne, le président américain devait confirmer lundi matin l’envoi en Syrie de militaires américains supplémentaires dont le nombre pourra atteindre 250.
 « Le président a autorisé une série de mesures pour renforcer le soutien à nos partenaires dans la région, notamment les forces de sécurité irakiennes ainsi que les forces locales syriennes qui luttent contre l’ISIL » (acronyme anglais de l’Etat islamique), a indiqué un haut responsable américain sous couvert de l’anonymat.
 M. Obama estime cependant que la solution du problème syrien passe par la négociation. « Ce serait une erreur » de la part des Etats-Unis, du Royaume-Uni ou de toute alliance de pays occidentaux « d’envoyer des troupes au sol et de renverser le régime d’Assad », a-t-il répété ce week-end.
 La Syrie devrait faire partie des dossiers internationaux à l’ordre du jour des discussions d’un mini-sommet à Hanovre (nord de l’Allemagne) réunissant M. Obama, la chancelière Angela Merkel ainsi que les chefs de gouvernement britannique et italien, David Cameron et Matteo Renzi, ainsi que le président français François Hollande.
 Sur le terrain, les violences ont repris et au moins 26 civils ont été tués dimanche dans des bombardements du régime et des rebelles à Alep, la grande ville du nord de la Syrie, meurtrie par des violences pour la troisième journée consécutive.
 Depuis vendredi, au moins 63 civils ont été tués dans l’ancienne capitale économique syrienne, qui vit de nouveau au rythme des raids aériens et des tirs d’obus, après des semaines d’un calme relatif lié à la trêve lancée à l’initiative des Etats-Unis et la de Russie et entrée en vigueur le 27 février.
 Dimanche, des obus tirés par les insurgés contre les zones gouvernementales ont tué 10 civils, dont une femme et deux enfants, a indiqué une ONG, l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).
 Les forces loyales au président Bachar Al-Assad ont répliqué par des raids aériens sur les zones tenues par les rebelles, tuant 16 civils, selon l’OSDH.
 Dans les zones rebelles de la ville, les hôpitaux de campagne ont appelé à des dons du sang pour répondre à l’urgence et les écoles ont fermé jusqu’à nouvel ordre en raison des frappes.
 Alep est divisée depuis juillet 2012 entre les zones tenues par le régime à l’ouest et celles contrôlées par les rebelles à l’est.
 Au siège des « Casques blancs », la défense civile des zones rebelles, les sauveteurs étaient « épuisés », a rapporté un correspondant de l’AFP.
 Par ailleurs, l’eau a été coupée dans la ville après une frappe du régime qui a touché la principale conduite, selon les autorités locales.
 La délégation du Haut comité des négociations (HCN – opposition) a réclamé le rétablissement du cessez-le-feu, accusant le pouvoir d’être responsable de sa rupture.
 « L’offensive du régime n’est pas seulement une attaque contre les Syriens mais contre le processus de négociations de Genève », a déclaré le porte-parole de la délégation, Salem Al-Meslet.
 Face à ce délitement de la trêve, M. Obama a appelé à « rétablir » le cessez-le-feu et indiqué s’être entretenu dernièrement à ce sujet avec son homologue russe Vladimir Poutine.
 « J’ai parlé avec le président Poutine au début de la semaine dernière pour tenter de garantir que nous pourrons rétablir un cessez-le-feu », a déclaré M. Obama à Hanovre.
 Un porte-parole de l’Union européenne a pressé les Etats-Unis et la Russie « d’exercer toute leur influence pour mettre fin aux violations » de la trêve.
 « Nous pouvons faire pression, internationalement, sur toutes les parties en présence (…) pour qu’elles s’assoient à une table et tentent de négocier une transition », a estimé M. Obama, citant la Russie et l’Iran – principaux soutiens du président Assad – ainsi que l’opposition modérée syrienne.  Cependant, les tractations diplomatiques sont dans l’impasse. A Genève, les discussions de paix indirectes entre les parties sous l’égide de l’ONU doivent théoriquement se poursuivre jusqu’à mercredi, mais aucun progrès n’est à attendre puisque le HCN a suspendu sa participation « formelle ».
 La Syrie est déchirée depuis 2011 par une guerre qui a fait plus de 270.000 morts et poussé au moins la moitié de la population à quitter son foyer.


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Pour un meilleur management de la santé reproductive de la femme au Maroc

Pour un meilleur management de la santé reproductive de la femme au Maroc
Rester à la pointe des nouveautés scientifiques et analyser l’état des lieux des pratiques est un réel défi pour tout acteur impliqué dans le domaine de la santé reproductive de la femme. Tout comme déployer les programmes de recherche scientifique les plus prometteurs et ceux qui permettront véritablement d’améliorer la santé reproductive de la femme.
C’est ce que souligne un collectif d’enseignants chercheurs hospitaliers, nationaux et internationaux spécialisés dans la contraception qui s’est constitué récemment en un Groupe d’experts maroco-européens sur la contraception (GEMEC) en vue de relever ces défis et promouvoir un meilleur management de la santé reproductive de la femme au Maroc.
Mener un travail de réflexion, d’analyse, d’orientation et d’éducation sanitaire dans ce domaine. Telle est la mission que s’est donnée ce groupe de réflexion, d’étude et de communication sur la contraception, dont la réunion constitutive s’est tenue en début du mois sur le thème : «Contraception au Maroc. Problématique du management».
Le GEMEC, qui s’est assigné comme objectifs de permettre un meilleur accès à la contraception adaptée et une orientation adéquate en santé reproductive de la femme, «considère que le partage d’expériences demeure à la base de toute expertise scientifique recherchée».
C’est donc dans cette perspective qu’il s’est entouré d’une pléiade de chercheurs européens en contraception, sous la houlette du docteur David Serfaty. Auteur de plusieurs ouvrages et communications sur le sujet, ce dernier a, d’ailleurs, été élu président d’honneur du nouveau groupe d’étude.
Pour rappel, le Dr Serfaty est aussi président de la Société francophone de contraception et président fondateur et d’honneur de la Société européenne de contraception et co-directeur du Diplôme universitaire de contraception, Faculté de médecine Lariboisière-Saint-Louis à Paris.
Notons que la création de ce groupe s’inscrit dans un contexte particulier, «marqué par une évolution grandissante du recours aux méthodes modernes de contraception (56,7% au Maroc) et surtout par un éventail de moyens contraceptifs, qui ne cesse de s’élargir de génération en génération en l’absence de toute donnée statistique ou descriptive d’utilisation», soulignent les initiateurs dans un communiqué.
Par ailleurs, ces derniers estiment qu’analyser et critiquer contribue à «informer sur une contraception de qualité qui respecte toutes les contre-indications connues», tout comme «assurer un suivi de qualité pour les utilisatrices de ces méthodes devient une obligation et un devoir médico-éthiques».
Pour le Pr Houssine Boufettal, président du GEMEC, «la nécessité d’une connaissance maîtrisée de toutes les spécificités du modèle contraceptif marocain actuel s’impose de toute évidence».
Egalement enseignant chercheur à la Faculté de médecine de Casablanca, ce dernier assure que «les membres du GEMEC s’engagent dans un travail d’analyse permanent et approfondi des stratégies en vigueur, ainsi qu’une évaluation continue des comportements et attitudes adoptés dans ce domaine».
Cette démarche, soutient-il, s’inscrit dans une perspective d’actualisation des compétences et d’amélioration des pratiques, et ce conformément aux recommandations internationales.
Ajoutons que le GEMEC, qui se veut également un espace de dialogue et de débat, appelle à une étroite collaboration avec les différentes sociétés savantes et tous les services hospitaliers au Maroc comme à l’étranger.
Il est à préciser que la réunion constitutive du Groupe d’experts maroco-européens sur la contraception  a eu lieu en présence, entre autres, des Pr Karima Fechtali, Amal Bouziyane et Mustapha Benhessou du CHU Casablanca et du Pr Mohamed Hassan Alami de la Maternité des Orangers de Rabat.


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Obama en Arabie Saoudite : une visite sous haute tension

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Un automobiliste piégé par les inondations en USA

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L’Organisation de la coopération islamique fustige l’Iran

Ankara appelle Téhéran à coopérer à la lutte contre le terrorisme

L'Organisation de la coopération islamique fustige l'Iran
L’Organisation de la coopération islamique (OCI) a fustigé l’Iran, accusé de soutenir le terrorisme et d’intervenir dans les affaires internes de plusieurs Etats, Syrie et Yémen notamment, vendredi au deuxième et dernier jour de sa 13e conférence au sommet, qui avait lieu à Istanbul.
 « La Conférence a déploré l’ingérence de l’Iran dans les affaires intérieures des Etats de la région et des autres Etats membres, y compris à Bahreïn, au Yémen, en Syrie, et en Somalie, et a dénoncé son soutien continu au terrorisme », dit l’OCI dans son communiqué final.
 Le texte insiste également sur la nécessité de « relations de coopération » entre l’Iran et les autres pays musulmans, notamment en évitant la menace et l’usage de la force.
 Le président iranien Hassan Rohani, présent à ce sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’OCI, avait invité les participants à s’abstenir d’envoyer un message de division.  La Turquie, qui a pris la présidence de l’OCI pour trois ans, et l’Arabie saoudite s’opposent au président syrien Bachar al Assad, soutenu par Téhéran.
 L’Iran chiite est également allié avec les rebelles houthis au Yémen, qui combattent les forces du président Abd-Rabbou Mansour Hadi, appuyé par Ryad.
 Dans son discours de clôture du sommet, le président turc Recep Tayyip Erdogan a plaidé en faveur de la réconciliation et a appelé les pays participant à surmonter leurs divisions.
 « Nous sommes musulmans et nous ne permettrons pas que l’islam soit divisé », a-t-il déclaré.
 Bien que soutenant des camps opposés dans la guerre civile en Syrie, la Turquie et l’Iran ont préservé leurs relations diplomatiques et commerciales. En revanche, l’Arabie saoudite a rompu ses relations avec Téhéran, son grand rival au niveau régional.
 L’OCI, qui regroupe 57 pays musulmans, a également condamné « l’agression de la République d’Arménie contre la République d’Azerbaïdjan (…) » et appelé « au retrait immédiat, complet et inconditionnel des forces armées de la République d’Arménie de la région du Haut-Karabakh et des autres territoires occupés de la République d’Azerbaïdjan ».
Selon Erevan, les combats qui ont éclaté récemment dans le Haut-Karabakh ont fait 97 morts, dont 77 entre le 2 et le 5 avril, dans les rangs des forces séparatistes soutenues par l’Arménie et parmi les volontaires ou les civils. L’armée azerbaïdjanaise a quant à elle annoncé avoir perdu 31 hommes pendant ces quatre jours d’affrontements et a fait état de quatre civils tués.
Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a déclaré samedi que son pays et l’Iran voisin devaient coopérer pour surmonter leurs divergences d’approche, afin de s’attaquer au terrorisme et aux rivalités intercommunautaires dans la région.
 « Par-dessus tout, il est dans l’intérêt de nos pays de renforcer le dialogue politique et d’aplanir les divergences d’opinion », a dit le président turc lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue iranien, Hassan Rohani, à Ankara.
 « Nous devons coopérer afin de surmonter les problèmes causés par le terrorisme et les rivalités intercommunautaires, et les crises humanitaires qui y sont liées et qui ébranlent notre région », a ajouté Erdogan.
 La Turquie et l’Iran soutiennent des camps rivaux en Syrie, mais cherchent par ailleurs à développer leur commerce bilatéral et à améliorer leurs relations bancaires, dans la foulée de la levée, en janvier, de la majeure partie des sanctions internationales visant Téhéran.
 L’Iran chiite est aux côtés du régime du président Bachar al Assad depuis le début du conflit syrien en 2011, tandis que la Turquie, majoritairement sunnite, est l’un des plus importants détracteurs d’Assad. Ankara soutient une partie des adversaires de Damas et héberge des insurgés sur son sol.


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La trêve menacée par une escalade des violences près d’Alep

30.000 personnes fuient les combats dans le nord en Syrie

La trêve menacée par une escalade des violences près d'Alep
Les forces gouvernementales syriennes se battaient vendredi dans la province septentrionale d’Alep à la fois contre les jihadistes du groupe Etat islamique (EI) et ceux du Front al-Nosra, branche syrienne d’Al-Qaïda, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme.
 Les affrontements menacent le fragile cessez-le-feu instauré il y a sept semaines sous les auspices des Etats-Unis et la Russie et surviennent alors que des pourparlers parrainés par l’ONU ont lieu à Genève en vue d’un règlement politique pour mettre fin à une guerre qui a fait plus de 270.000 morts en cinq ans.
 « Des combats font rage entre armée et milices prorégime d’une part et l’EI de l’autre à Khanasser, dans l’est de la province » et au sud de la ville d’Alep », a indiqué l’OSDH.
 Dans le même temps, l’armée et ses supplétifs fidèles au président Bachar al-Assad affrontent le Front al-Nosra allié à des groupes rebelles sur les collines de Handarat, un secteur stratégique à quelques km au nord d’Alep qui longe la route d’approvisionnement des rebelles, précise l’OSDH.
L’armée de l’air syrienne a mené plusieurs frappes contre les positions d’Al-Nosra et des rebelles, qui ont riposté par des bombardements tuant six miliciens prorégime, selon la même source.
 Les combats ont fait au cours des dernières 24 heures, 14 morts dans les rangs des prorégime et 20 parmi les combattants du Front al-Nosra et des rebelles, a indiqué l’OSDH.
 Ils suscitent les « vives inquiétudes » de Washington concernant une offensive du régime syrien « près d’Alep » avec le soutien de la Russie, a indiqué jeudi un responsable américain à l’AFP.
 Selon l’Observatoire, le régime, l’EI, le Front al-Nosra et les rebelles lancent des attaques et des contre-attaques dans différents secteurs autour d’Alep.
 « Alep est la clé de la guerre et la paix en Syrie. Chaque partie impliquée dans la guerre a un intérêt dans Alep », note le directeur de l’OSDH, Rami Abdel Rahmane.
 La guerre en Syrie, déclenchée en 2011 par la répression sanglante de manifestations pacifiques réclamant davantage de démocratie, s’est transformée en conflit complexe impliquant une multitude d’acteurs, syriens et étrangers. Elle a fait plus de 270.000 morts et déplacé au moins la moitié de la population.
 Y sont notamment impliqués des combattants chiites du Hezbollah libanais, d’Irak et d’Afghanistan ainsi que des forces d’élite iraniennes outre des jihadistes sunnites de l’EI et d’Al-Qaïda, dont un bon nombre d’étrangers, et une palette de mouvements rebelles islamistes et modérés.
Par ailleurs, les Etats-Unis ont exprimé leurs « vives inquiétudes » concernant une offensive du régime syrien « près d’Alep » (nord) avec le soutien de la Russie, qui pourrait constituer une violation du cessez-le-feu en place, a indiqué jeudi un responsable américain.
Sur un autre registre, au moins 30.000 personnes ont fui les combats opposant les jihadistes aux rebelles dans le nord de la Syrie au cours des dernières 48H, a affirmé l’organisation Human Rights Watch appelant la Turquie à leur ouvrir sa frontière.
 L’ONG a accusé les gardes frontière turcs de tirer sur des déplacés qui s’approchaient de la frontière, fuyant les violents affrontements opposant dans la province d’Alep les jihadistes du groupe Etat islamique (EI) aux groupes rebelles.
 « Alors que les civils fuient les combattants de l’EI, la Turquie répond par des tirs à balles réelles au lieu de ressentir de la compassion », déplore Gerry Simpson, chercheur à HRW.
 « Le monde entier parle de combattre l’EI. Or, ceux qui sont les plus susceptibles de devenir les victimes de ses abus atroces sont pris au piège du mauvais côté d’un mur de ciment », a-t-il ajouté.
 HRW souligne que de nombreuses personnes parmi celles qui fuyaient les combats étaient déjà installées dans des camps de tentes établis le long de la frontière, et se dirigeaient désormais vers d’autres camps ou localités proches, même si le danger y était aussi présent.


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